• Augmenter la distance et la vitesse

    Les dernières recommandations avant de passer en mode expert : ce chapitre peut paraitre un peu répétitif, l'auteur en rajoute juste une petite couche pour rappeler le maitre mot de la transition : prudence !

    Pour apprendre l'art et la manière de courir pieds nus vous devez faire preuve de patience. Alors même que la foulée médio-pied nécessaire pour courir sans se blesser s'acquiert de manière relativement intuitive, la maitrise de cette foulée prend du temps, ce qui peut décourager le coureur pieds nus à ses débuts. Evidemment lorsqu'on court de manière conventionnelle on s'entraine de manière régulière d'une semaine à l'autre, sur de longues distances, pendant longtemps. Cela n'est pas possible pendant l'apprentissage de la course pieds nus.

    Pendant la période de transition, certains peuvent choisir de poursuivre leurs entrainements avec leurs anciennes chaussures. Certes, cela peut permettre de concilier la course pieds nus avec l'entrainement habituel, mais il y aura un moment où le fait de courir chaussé deviendra au mieux inconfortable, au pire source de blessure. Lors de ce moment crucial, l'apprenti barefooteur devra prendre le parti soit de remettre les chaussures et de laisser tomber la course pieds nus, soit de continuer dans cette direction et de renoncer pour un temps à un certain volume d'entrainement.

    L'augmentation de la vitesse et de la distance doit se faire très progressivement lorsque vous commencez à courir pieds nus. Il peut déjà être difficile de trouver la foulée qui vous correspond, cela demande beaucoup de temps et de patience. Une fois que vous l'avez acquise, l'augmentation de la distance doit être très progressive, autant que votre acclimatation à cette nouvelle foulée que vous devrez maitriser. Les os, muscles, tendons et ligaments ont besoin de temps pour se déshabituer des cercueils à pieds (merci encore Barefoot Ted pour cette comparaison) et pour s'adapter à une nouvelle manière de fonctionner. Courez trop longtemps ou trop vite, et vous souffrirez probablement de blessures au niveau des tissus mous, voire de fractures de fatigue.

    Il est absolument indispensable de vous retenir et de vous adapter très lentement pendant la période d'apprentissage et de transition. La patience est le maitre mot de l'apprentissage et de l'adaptation. Cette étape peut être ressentie comme ennuyeuse, frustrante voire carrément déprimante. Vous aurez l'impression que vous ne retrouverez jamais votre niveau d'avant. Ne vous découragez pas, tôt ou tard vous verrez le bout du tunnel !

    Lorsque vous aurez trouvé votre foulée idéale et que vous aurez permis à vos pieds, chevilles, genoux et tout le reste de votre corps de s'adapter à l'absence de chaussures, vous pourrez alors en toute liberté augmenter la distance et/ou la vitesse lors de vos entrainements. Cependant n'oubliez pas de rester prudent et de suivre des plans raisonnables, car la courbe de vos progrès n'est pas linéaire. Au bout d'un moment vous vous retrouverez à courir plus vite, plus longtemps, et finalement vous effectuerez plus de kilomètres hebdomadaires car vous serez moins sujet aux blessures potentielles, et tout cela sans aucun boulet aux pieds.

    Si vous couriez déjà avant de commencer cette expérience, vous allez assurément retrouver vos anciennes performances. Il faut juste être patient. Comme le lièvre et la tortue. Vous pouvez toujours partir plus rapidement, mais c'est invariablement la tortue qui gagne.

     

    Nous voilà arrivés au moment le plus délicat de la transition : quand ça commence à aller bien et qu'on se croit tout permis. C'est à peu près où j'en suis actuellement : je n'ai pas peur de dépasser mes anciennes distances, mais je prends bien garde à m'accorder suffisamment de repos entre deux sorties, et à alterner sorties courtes et sorties longues.

     

    Pratique : les coupures et les piqures

    Les coupures sont un danger inhérent à la pratique de la course pieds nus. Bien qu'elles ne soient pas aussi sérieuses que ce que veulent faire croire les puristes de la godasse, le danger existe réellement. J'ai déjà couru pieds nus sur n'importe quels types de sols, pendant des milliers de kilomètres, sous toutes les météos possibles, à tout moment du jour ou de la nuit. Pendant tout ce temps, j'ai dû marcher environ sur cinq épines et un morceau de verre.

    Il est facile de minimiser ces risques-là : j'en ai déjà parlé avant, il suffit de regarder où vous posez les pieds. Presque tous les objets potentiellement dangereux sont repérables de loin et faciles à localiser. Dans le cas où vous marcheriez quand même sur l'un d'eux, la réaction de votre corps vous permettra de limiter les risques d'introduire l'objet dans votre pied.

    Les débris de verre font peur et c'est normal, le verre coupe ! Selon mon expérience, la plupart du verre qu'on trouve sur la route ou sur les trottoirs est inoffensif, bizarrement. Si le verre a été exposé à la circulation et au climat, les bords tranchants perdent rapidement leur affutage et ne sont plus dangereux. Bien sûr, je vous recommande tout de même de toujours éviter le verre, même s'il est sans danger.

    Si jamais vous vous plantez une épine ou un éclat de verre dans le pied, vous devez pouvoir l'enlever vous-même. Si cela semble grave, vous devez consulter mais dans la plupart des cas, une pince à épiler, un désinfectant et du pansement adhésif feront l'affaire.

    Si vous ne parvenez pas à extraire l'objet avec la pince, mettez un point de Glue à l'endroit où se trouve l'objet. Attendez qu'elle sèche puis décollez la Glue. L'objet va presque toujours adhérer à la Glue et vous pourrez ainsi l'extraire facilement.

     

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