• Des chaussures et des blessures

    Dans ce chapitre, Joseph Froncioni parle de l'appareil locomoteur humain et nous explique dans quelle mesure nous sommes conçus pour gérer les impacts au sol pendant la course. Il met en avant plusieurs études qui tendent à prouver que les chaussures brident le système au lieu de le protéger, études très révélatrices sur notre manière d'anticiper les impacts. Enfin il nous raconte son échange avec un directeur de recherches de la compagnie NIKE au sujet de la dangerosité des chaussures de course.

    Durant les 15 dernières années, le fait d'acheter une paire de chaussures de course provoquait à chaque fois cette douce impression qui nous envahit lorsqu'on sait vaguement qu'on investit dans un produit de haute technologie, destiné à limiter les blessures et censé améliorer les performances. Il n'y a qu'à voir tous ces ingénieurs en mécanique, dans leurs uniformes marqués du logo NIKE, se creuser la tête  pour développer et tester des matériaux de pointe encore plus innovants conçus pour vous soustraire à cette terrible contrainte que vous vous infligez, pour "just do it!" (faites-le !) Le gel, les coussins d'air, la ventilation, le système alvéolaire, les microsphères, les matériaux ultra légers, les ressorts coussinés, et bientôt, vous vous en doutez… des puces électroniques dans les semelles de vos chaussures (c'est toujours mieux que les diamants, je suppose). Des nouveaux systèmes de laçage viennent aussi confirmer ce que cherchent les consommateurs, en plus des semelles intérieures moulées dans le sorbothane ou des semelles orthopédiques de votre prothésiste local, et vous voilà prêt à engranger n'importe quelle distance.

    Seulement voilà, il y a un problème. Si tout ce déploiement de haute technologie est censé prévenir les blessures de course en nous protégeant des impacts, alors pourquoi chaque année deux coureurs sur trois sont obligés d'interrompre leur entrainement pour cause de blessure ? Pourquoi depuis que la course à pied s'est démocratisée dans les années 1970, le nombre de blessures n'a pas diminué en proportion (certains auteurs soutiennent même qu'il a augmenté), en dépit des progrès réalisés chaque année dans la fabrication des chaussures de course ? Pourquoi mon cabinet est rempli de coureurs souffrant de blessures aux genoux (26% des blessures en course à pied), aux tibias (13%), aux tendons d'Achille (6%), et de fasciites plantaires (5%) ? La cause de toutes ces blessures semble évidente : l'accumulation de  microtraumatismes causés par les impacts répétés pendant la course. Lorsqu'un coureur retombe sur le talon, il subit un impact équivalent à 2,5 fois son poids dans les pieds, et pas moins de 7 fois son poids au niveau des hanches. Répétez cela 1000 fois par kilomètre, et vous aurez une idée du stress que peuvent subir les os du coureur. Ajoutez à cela la dureté de nos routes urbaines par rapport aux surfaces naturelles et vous obtenez des inflammations qui se traduisent par la douleur. Résultat : la seule chose dont vous serez encore capable sera d'épingler les codes barres de ceux qui auront franchi la ligne d'arrivée. Alors, quelle est la place des chaussures high-tech dans tout cela ? Les nombreux progrès de ces dernières années auraient pu faire espérer un net recul des blessures en course à pied.

    Continuez donc votre lecture.

    Il a fallu attendre le milieu des années 1980 pour que quelques chercheurs commencent à s'interroger sur les chaussures de course. Elles sentaient mauvais, et ce n'était pas qu'une question de chaussettes sales. Les fabricants de chaussures étaient parfaitement au courant que les blessures en course à pied étaient principalement dues à l'impact au sol, et ils ont raisonné ainsi : pour diminuer la force de l'impact il fallait intercaler une semelle amortissante entre le pied et le sol. Le premier problème sérieux a été la méthode utilisée par la majorité des laboratoires pour tester l'amorti de l'impact. Le Dr. Benno Nigg de l'université  de Calgary a démontré que les tests en machine de ces matériaux, réalisés en jetant un objet de 5kg sur la semelle et en mesurant la force de l'impact sur une balance, ne reproduisaient pas de manière fiable l'impact généré sur les mêmes matériaux par un être humain. En fait la relation est même inversée, c'est-à dire que si on laisse tomber une balle de 5kg sur des matériaux de plus en plus amortissants, on mesure un impact de moins en moins élevé. Cependant, en mesurant l'impact provoqué par un être humain qui court, le résultat est inversé, et la force de l'impact augmente avec le degré d'amorti de la matière ! OUPS ! (Vous saurez pourquoi plus tard).

    Autre problème. En 1989 le DR. B. Marti a publié une étude qui encore aujourd'hui provoque des suées chez les fabricants de chaussures de sport. Il a analysé 5 038 coureurs qui participaient à une course de 16 km en leur soumettant un questionnaire exhaustif sur leurs courses de l'année précédente. Voici ce qu'il a observé : la proportion des blessures était deux fois plus élevée chez les coureurs utilisant des chaussures à plus de 95$ que chez les coureurs utilisant des chaussures à moins de 40$. (Notez que ce résultat prend en compte les ajustements nécessaires, comme le nombre de kilomètres parcourus et l'historique des anciennes blessures). En d'autres termes, plus la chaussure est sophistiquée, plus elle est néfaste ! Maintenant, une étude sur plus de 5 000 coureurs n'est pas négligeable, et on aurait pu penser que les fabricants en auraient tiré des conclusions. Jamais de la vie. Les bénéfices annuels de la vente de chaussures de course se chiffraient en millions de dollars et il n'était pas question de se priver d'un tel marché. En tous cas, beaucoup d'observateurs ont constaté que dans les années 1980, les chercheurs ont été exclus de la conception des nouveaux produits, qu'ils aient été au service des firmes ou indépendants. La recherche et le développement ont été confiés aux personnels markétings. Les chaussures de course ont alors été conçues comme un accessoire de mode et ont été vendues comme telles. C'est encore le cas aujourd'hui.

    Grande question : Pourquoi les chaussures de sport avec un amorti très performant provoquent plus de blessures en course à pied ? Le Dr. Steven Robbins du centre d'études de l'université McGill à Montréal est celui qui a apporté la réponse. Il a fait remarquer que les extrémités inférieures de l'être humain ne sont pas des structures délicates, rigides, passives, nécessitant d'être empaquetées pour se protéger des impacts. Ce constat devient flagrant lorsqu'on observe l'absence presque totale de problèmes aux pieds chez les populations qui ne portent pas de chaussures. Les peuples qui se déplacent pieds nus ne connaissent tout simplement pas les fasciites plantaires ou toutes ces blessures des membres inférieurs si communes aux peuples habitués à vivre chaussés. Les extrémités inférieures, fait-il remarquer, sont des structures robustes, flexibles, dynamiques et remarquablement bien conçues. Connectez ces structures à une moelle épinière et à un cerveau et vous obtenez un système tout à fait capable de gérer les impacts de la course à pied. Comment fonctionne ce système exactement, dans quelle mesure est-il bridé par les chaussures de course modernes ?

    Permettez-moi de comparer un instant l'appareil locomoteur humain à une voiture de luxe moderne. Le squelette des pieds, des jambes, des cuisses et du bassin sont le châssis, reliés par des articulations et tenus ensemble par des ligaments peu élastiques et des courroies. Les os et les articulations sont entourés par des muscles contractés qui agissent comme un système de suspension. On le voit particulièrement bien au niveau de la voute plantaire, qui est constituée à la fois  du fascia plantaire, passif et rigide, et des muscles intrinsèques dynamiques et flexibles. Les os et les muscles sont recouverts de graisse puis de peau, elle abrite des capteurs sensoriels qui renvoient les informations à l'ordinateur périphérique (la moelle épinière) et à l'ordinateur principal (le cerveau). La peau de la plante des pieds (dénuée de poils) est parfaitement adaptée la fonction qu'elle occupe car elle possède une sensibilité 6 fois plus développée que la peau couverte de poils (qu'on a partout ailleurs sur le corps, à l'exception de la paume des mains). Les récepteurs qui se trouvent au niveau des pieds sont capables de percevoir à la fois l'impact (force verticale) et la translation (force horizontale). Si on ajoute à cela la transmission des informations à travers les membres inférieurs, on roule en Hummer (une sorte de 4x4 qui a l'air assez costaud)! (Je m'emporte… désolé).

    Lors de la course pieds nus, le contact au sol se fait directement avec la plante du pied, qui envoie immédiatement à la moelle épinière les informations sur la force de l'impact et de la translation, informations obtenues grâce au contact de la peau avec la surface irrégulière du sol. Si on supprime ce contact direct en ajoutant une matière coussinée, on sous estime le choc et le système ne s'adapte pas à la force réelle de l'impact. Si on rajoute un talon surélevé, on oblige le coureur à atterrir dessus. Si on serre tout ce coussinage autour du pied à l'aide d'un système de laçage très sophistiqué, on supprime toute possibilité de translation et on annihile définitivement notre capacité à amortir naturellement les chocs. Le système répond en atterrissant plus violemment pour tenter de compresser le coussin et de sentir le sol. Le poids est ramené sur l'extérieur du pied sans passer par la voute plantaire. Le talon s'écrase ensuite, et le poids se déporte à nouveau vers la plante puis finalement vers les orteils. Comme le poids se déplace la voute plantaire se met au travail en activant son rôle de suspension et elle s'aplatit sous la pression des muscles intrinsèques. Les articulations des chevilles, des genoux et des hanches se compressent pour amortir l'impact en réponse aux informations transmises par les pieds.

    La semelle intérieure amortissante des chaussures de course modernes prive le système des informations essentielles aux articulations pour répondre de manière appropriée à la force de l'impact. Les semelles qui maintiennent la voute plantaire empêchent l'arche de jouer son rôle de suspension en affaiblissant les muscles qui servent à la gainer. Le contrôle musculaire de l'arche disparait et la voute s'affaisse.

    La position du pied que prend un coureur pieds nus lui permet une prise de conscience sensorielle qui repose essentiellement sur les données perçues par la plante, et qui permet de limiter les risques d'entorse sur des sols irréguliers. Le coureur en chaussures risque beaucoup plus de se tordre la cheville car sa "position de prise de conscience sensorielle" est handicapée par l'absence d'informations perçues par les plantes de pied.

    Le coureur pieds nus est toujours sur le qui-vive, à analyser le sol devant lui pour anticiper les irrégularités et les dangers potentiels pouvant provoquer des blessures. Il est prudent et adapte en permanence sa foulée afin d'éviter les blessures. Sa course est légère. Celui qui court en chaussures est convaincu par la publicité qu'on lui martèle dans la tête que les chaussures qu'il porte vont le protéger de tous les dangers, et il devient imprudent. Sa course est lourde.

    Enfin, certaines maladies peuvent provoquer chez les humains la destruction progressive des terminaisons nerveuses du pied (et d'autres parties du corps), qui par conséquent entraine un accroissement du taux de blessures au niveau des extrémités. Le diabète et la syphilis en sont deux exemples. Les extrémités ainsi touchées sont qualifiées de "neuropathiques". On peut dire du coureur en chaussures que ses pieds sont "pseudo-neuropathiques", un terme utilisé par Robbins, à cause de l'altération de ses sensations et du risque de blessures qui en découle.

    La littérature scientifique supporte fortement la conclusion selon laquelle les chaussures sont la première source de blessures en course à  pied. J'ai déjà mentionné le travail de Marti qui démontre que la proportion des blessures est deux fois plus élevée avec des chaussures chères qu'avec des chaussures bon marché. Rao et Joseph (1992) ont observé 2 300 enfants indiens âgés de 4 à 13 ans, et ils ont remarqué que la proportion de pieds plats était trois fois plus importante chez les enfants habitués à porter des chaussures que chez ceux qui n'en portaient pas. Ils en ont conclu que le fait de porter des chaussures pendant les premières années de la vie portait préjudice au développement normal de la voute plantaire. En 1888, Hamill et Bates ont démontré que plus les chaussures de courses s'usaient et perdaient leur amorti, plus les sujets amélioraient le contrôle de leur pied et réduisaient le risque de blessure, i.e. les chaussures s'améliorent à l'usure. Robbins et Gouw ont démontré en 1991 que les chaussures de sport modernes trompent la perception des sujets de sortent qu'ils sous-estiment les impacts en permanence. Le simple fait d'ajouter une surface irrégulière à la semelle intérieure (pour simuler les conditions de la course pieds nus) a nettement amélioré l'anticipation de l'impact par les coureurs. Robbins et d'autres chercheurs (1994) ont étudié l'équilibre d'un échantillon personnes qui devaient marcher sur une poutre en portant des chaussures avec des semelles d'épaisseur et de dureté variées. Les résultats ont confirmé que plus les semelles étaient fines et dures, plus l'équilibre était stable.

    Dans l'une de leurs études les plus largement diffusées, Robins et Waked ont examiné les effets de l'anticipation de l'impact au sol par rapport à des messages d'avertissement sur la nature du sol. Ils ont demandé à des sujets de sauter pieds nus dix fois sur quatre plateformes qui mesurent la pression, la première étant présentée à l'état brut, et les trois autres recouvertes par le matériel utilisé  pour les semelles de chaussures, identique mais de couleur différente afin de donner l'impression que ce n'était pas le même. Les sujets ont reçu un message différent avant de sauter sur chacune des trois plateformes recouvertes. Le message de la première plateforme annonçait une bonne protection et un impact amorti (message trompeur), le message de la seconde plateforme annonçait un amorti très faible et un risque de blessure (message de prévention), et le message de la troisième plateforme annonçait un amorti et un facteur de risque inconnus (message neutre). Les résultats ont montré que les impacts les plus forts se produisaient avec les messages trompeurs et neutres, et les impacts les plus faibles avaient lieu après le message de prévention et sur la plateforme découverte. Les auteurs en ont conclu que le taux de blessures était plus élevé chez les coureurs utilisant les chaussures les plus chères car le message trompe les utilisateurs en leur faisant croire que les chaussures leur apportent un degré de protection supérieur, ce qui provoque une diminution du contrôle de l'impact. L'impact est donc plus violent et les blessures plus fréquentes. Les auteurs ajoutent que les publicités mensongères sur le matériel censé protéger le coureur sont une question de santé publique et qu'elles devraient être reconsidérées. Les humains sont de moins en moins prudents, ils croient aveuglement les publicités qui sont faites sur les produits qu'ils utilisent sans se demander quelle est la part de vérité dans ce qu'on leur fait avaler.

    "Alors", vous vous demandez, "ce type est en train de me dire que NIKE, REEBOK et toutes ces grosses compagnies ont mis tout leur nouveau bazar sur le marché sans avoir aucune preuve que c'est sans danger ? Ce n'est pas possible !" Eh bien, c'est exactement ce que je suis en train de vous dire. Et quand je veux obtenir quelque chose, je peux vous dire que je ne lâche rien. J'ai bien essayé il y a quelques années de tirer tout cela au clair, j'en avais envie. J'ai pris mon téléphone et j'ai essayé de parler aux directeurs de recherche des grandes compagnies de chaussures de sport. Je peux vous assurer qu'il est plus facile de parler au Pape que d'avoir un de ces gars en ligne. J'ai finalement réussi à parler à M. Gordon Valiant, alors directeur de recherches au laboratoire de recherche sportive de NIKE, dans l'Oregon.

    JF : "M. Valiant, je suis le Dr. Froncioni, chirurgien orthopédique. Je soigne beaucoup de coureurs et je me demandais quelle était votre opinion sur la problématique des blessures qui pourraient être causées par vos chaussures de course."

    …long silence…

    GV : "Huum… eh bien… je suis désolé mais je peux pas discuter de cette question."

    QUOI !!!???

    JF : "M. Valiant, au cas où vous ne l'auriez pas compris, je ne suis PAS journaliste. Je suis simplement un chirurgien orthopédique à la recherche de quelques réponses pour mes patients. Je recommence. Vous avez certainement des références qui confirment ce que vous proclamez au sujet de vos chaussures de course, censées protéger les coureurs des blessures… certainement monsieur…"

    GV : "Euh… je peux vous transférer vers notre personnel markéting et je suis certain qu'ils pourront vous envoyer quelque chose."

    Que dalle. On n'est pas sur la même longueur d'ondes. Je suis persuadé que ces types la bouclent sur les conseils de leurs avocats.

    JF : "M. Valiant, je connais toutes les publications de votre personnel markéting. Elles sont publiées dans le Runner's world que je reçois tous les mois. Ravi de m'être entretenu avec vous."

    J'ai aussi discuté quelques fois avec le Dr. Steven Robbins. Il a l'impression très forte que les fabricants de chaussures de sport se mettent eux même dans une situation qu'ils auront de plus en plus de mal à gérer en ne diffusant pas d'information fiable. Après tout, il leur appartient de mettre en place les changements nécessaires dans la conception de leurs chaussures en se basant sur des études fiables, et qui permettraient de faire baisser le taux de blessures de 55%. En n'agissant pas dès maintenant, les fabricants de chaussures pourraient se retrouver dans la même situation que les fabricants de tabac qui doivent aujourd'hui faire face à des poursuites massives engagées à leur encontre.

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    « SqueletteJean Marc Forceville »

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  • Commentaires

    1
    sandra S
    Dimanche 15 Avril 2012 à 16:18

    excellent article!!! Merci Capsulle!

    2
    Robe
    Dimanche 15 Avril 2012 à 21:15

    Merci pour ce Post.

    Je suis toujours coureur minimaliste, ou pieds nus pour quelques pas (et pour quelques bonnes raisons aussi), mais je rouve que  la thèse dans ce livre est très légère.

    Il est totalement écarté le fait que les coureurs d'aujourd'hui ne sont pas les coureurs d'hier. Oui la course à pied s'est démocratisé. Ce qui veut dire qu'elle concerne plus de monde qui ont chacun une histoire particulière avec cette pratique.

    On peut penser (hypothèse) qu'auparavant les coureurs étaient généralement plus régulier et investit dans leur pratique, nous avons maintenant de très grande disparité entre coureurs. Ceux qui sont en club et suivi par des entraineurs, ceux qui s'entraine régulièrement mais seul, ceux qui s'entrainent irrégulièrement et qui (paradoxalement) peuvent s'inscrire à des compétitions (Ahhhh la grande mode du Marathon).

    ( Ce matin, il y'avait un bel exemple sur france 2 pendant la diffusion du Marathon de Paris. Le présentateur agrémentait la course d'un récit de coreur de l'année précedente. Le bonhomme était en grande souffrance au bout de 15 km, en detresse à 25, à l'agonie à 30, et sur une civière à l'arrivée ... faites du sport amis sédentaires, vous garderez la santé. Je ne sais pas si dans cet exemple de blessure (ou de comment courir pour être en mauvaise santé), les chaussures ont un quelconque rapport avec le résultat.)

    La blessure vient avant tout d'un manque de raison dans la préparation (dixit Blaise Dubois dans une conférence http://www.therunningclinic.ca/blog/2011/09/debat-kmag-sur-la-chaussure-intro-des-panelistes-kmags-footwear-debate-panelists-intro/  La première cause de blessure n'est pas en rapport avec la chaussure, mais avec des méthodes d'entrainement inadaptées. C'est sur la fin, donc il faut se taper la video.)

    Je pense qu'il ne faut pas trop prêté à la course pieds nus ou minimaliste. Ce n'est pas une révolution, ce n'est pas plus une garantie à éviter les blessures. Ce qui me parait plus sûr c'est une  methode de course à pied qui permet de diminuer les impacts à chaque foulée et c'est déjà énorme.

     

    3
    Capsulle Profil de Capsulle
    Dimanche 15 Avril 2012 à 22:01

    Merci pour ces précisions, c'est très intéressant de faire avancer la réflexion sur le sujet et de ne pas prendre pour argent comptant tout ce qui peut être avancé dans les documentations qu'on peut trouver sur la toile.

    Bien entendu toute pratique de la course se doit d'être raisonnée et il faut avant tout être à l'écoute de son corps.

    On peut prendre les études présentées ici à la légère, et elles n'ont pas de valeur scientifique à proprement parler puisqu'elles restent empiriques (c'est à dire basées sur l'observation et non sur la démonstration scientifique), il n'en reste pas moins qu'elles ont le mérite d'exister alors qu'aucune étude ne vient démontrer que les chaussures réduisent le risque de blessure.

    Cela dit j'ai couru plusieurs années en grosses chaussures et je n'ai pas souvent été blessée car je ne pratiquais pas la course de manière intensive. Je suis passée au minimalisme pour des raisons de confort et de plaisir plus que par conviction scientifique, et je vous rejoins sur la préparation nécessaire à toute pratique sportive. D'ailleurs je souffre en ce moment de problèmes dans les os du pied, mal préparés à cette transition et donc fragilisés par cette pratique.

    J'essaie juste ici de traduire un livre que je n'ai pas encore lu, que je découvre en même temps que vous, et qui j'espère me permettra d'aborder ma transition dans les meilleures conditions possibles. Mais vous avez raison, j'essaierai de porter un regard un peu plus critique sur le sujet lors de mes prochains articles.

     

    4
    Robe
    Lundi 16 Avril 2012 à 20:55

    Bonjour, tu souffres de quoi au juste. Une fracture de fatigue?

    Je suis moi-même en ce moment embêté par des gênes dans les pieds. ca ne semble pas être une fracture, mais ...

    5
    Capsulle Profil de Capsulle
    Lundi 16 Avril 2012 à 22:15

    Je ne sais pas ce que j'ai, souffrir est un bien grand mot mais je ne peux pas courir en VFF. D'après l'ostéo, c'est mes articulations qui sont bloquées. Elle est censée les avoir débloquées mais c'est pareil qu'avant. Mon pied droit fait tic tic quand je marche, et j'ai mal quand j'utilise les appuis un peu trop violemment (en sautant ou en courant pieds nus). C'est assez confus. J'hésite encore entre reprendre un RV chez elle, me diriger vers un autre spécialiste, ou attendre que ça passe.

    Je n'ai jamais eu de fracture alors je ne sais pas... Dans tous les cas, j'évite les situations qui aggravent la douleur. Je cours en Nike free en ce moment.

    Tu peux me contacter par mail si tu veux continuer l'échange de manière plus personnelle, je suis intéressée par ton expérience.

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