• Les foulées grusonnoises

    Dur de se lever ? Bof, à 7 heures c'est la grasse mat pour moi, en ce moment. Bon, ceci étant fait, nous voilà partis pour Gruson, jolie petite commune du Nord située entre un champ et un autre champ.

    Je ne suis pas partie en super forme, des petits problèmes de bassin m'ont conduite chez l'ostéopathe deux jours avant et je n'ai pas couru beaucoup ces dernières semaines, depuis le trail de la faïence en fait. À peine une ou deux sorties de quelques kilomètres. Avec mon emploi du temps chargé, en plus… Bref je n'y croyais pas trop mais j'ai quand même voulu participer à cette course champêtre, que j'ai abordée comme une sortie longue.

    Les foulées grusonnoises

    Pour une fois, vu mon état du moment, j'ai testé un petit mini échauffement avant la course, chose que je ne fais jamais d'ordinaire. J'ai couru 5 minutes autour du quartier de la salle des fêtes, juste de quoi lancer les jambes en action et me réchauffer un peu.

    Et en fait, je trouve que ça a un certain intérêt, pour ne pas dire un intérêt certain : j'ai fatigué très vite à l'échauffement mais le fait de m'arrêter et d'attendre le départ m'a permis de trouver un bon rythme dès le début de la course, sans forcer mais sans la lourdeur des premières foulées. Je crois que je vais prendre cette habitude pour mes prochaines courses.

    La météo annonçait un temps exécrable mais il fait presque beau, ma veste de pluie spécialement sortie pour l'occasion n'a servi qu'à couper le vent, assez faible aujourd'hui. Inutile de dire que j'étais bien mouillée, mais de l'intérieur !

    Me voilà au départ avec 160 autres participants. Même au bout du peloton la ligne est proche… Bien sûr, avec aussi peu de concurrents je suis persuadée de finir en bonne dernière, d'autant que le coin est assez plat, donc propice à la vitesse et aux accélérations. Mais c'est pas grave, je ne suis pas sur la ligne pour claquer un chrono mais pour prendre du plaisir sur un parcours inconnu.

    Top départ ! Une petite descente pour commencer, puis une jolie balade à travers champs et bois, très agréable sur la première moitié.

    Les foulées grusonnoises

    Les foulées grusonnoises

    Les foulées grusonnoises

    Les foulées grusonnoises

    Très roulant aussi, pas de dénivelé ou très léger. Et pourtant, dès le premier kilomètre j'ai vu un coureur en difficulté. Il avait les mollets en feu et marchait déjà, il attendait d'être plus chaud pour que ça aille mieux mais je ne sais pas si la forme a fini par arriver… en tout cas je ne l'ai jamais revu.

    La seconde moitié du parcours est moins agréable. Je n'aime pas trop ces chemins à travers champ où il n'y a rien. C'est long et ennuyeux, et sans intérêt. Alors je me suis concentrée sur mes appuis, j'ai essayé de chercher les endroits les plus cabossés pour travailler un peu la foulée sur chemin difficile, mais il n'y a même pas de véritable problème à ce niveau. Juste une alternance de faux plats montants et descendants au milieu de rien. Ah si, parfois on croise des lignes à haute tension.

    Les foulées grusonnoises

    Côté ravito, ça m'énerve toujours autant. Il y en a 3 de prévus pour le 17 km, quel gâchis ! On peut tenir en autonomie sur 17 km, faut arrêter le délire ! Sans parler des gobelets en plastique qu'on retrouve par terre… Un point eau peut être utile sur ce genre de distance, mais chaque coureur devrait avoir son propre contenant pour éviter ce gaspillage inutile. Bon, je ne referai pas le monde ce soir alors j'arrête là mon petit coup de gueule.

    Comme d'habitude, les derniers kilomètres sont difficiles. J'ai eu un moment d'euphorie à 4 km de la fin, j'en avais marre de ces chemins de rien et j'ai poussé un coup, un gros coup. J'ai même doublé une fille devant moi, puis j'ai entendu qu'elle me suivait. Elle est revenue à ma hauteur et m'a dit : "Merci de m'avoir donné des forces ! Je me suis dit que si je ne te suivais pas, j'étais foutue." Ah bon, me voilà encore couillonnée parce que ce rythme, je ne peux pas le tenir longtemps. Je profite du coup de boost quand je le sens venir mais ça ne dure jamais plus d'un ou deux kilomètres, et après je n'ai plus de jus. C'est désormais à mon tour d'essayer de la suivre mais j'ai trop donné trop tôt, et je ne peux plus soutenir la cadence.

    Pas grave, je termine la course tranquillement, les dernières montées sont éprouvantes mais courtes, de la rigolade en fait. Mais quand y'a plus de jus, on rigole moins. J'ai quand même réussi à accélérer pour l'arrivée, et puis voilà. Encore une de finie.

    Les courses c'est comme les repas. Je suis un peu triste quand ça se termine.

    Heureusement, on sait retrouver le sourire par ici !

    Les foulées grusonnoises

    À l'arrivée j'ai bénéficié des massages d'un super kiné, il n'a décelé aucun problème et on a papoté de course pieds nus. Je crois que c'est la première fois qu'il rencontrait une adepte de cette pratique. Mes coussinets aux pieds ont épaté la galerie, il a carrément pris une photo de mon pied gauche pour en faire... euh... je ne sais pas quoi.

    Bilan : bien que j'aie ressenti un peu la fatigue due au manque d'entrainement, la carcasse a bien suivi et même elle en redemande. La séance d'ostéo a été très efficace, j'ai bien perçu les changements d'appui induits par le dévrillage de ma colonne. Il semblerait même que j'ai allégé ma foulée… à suivre.

    Les foulées grusonnoises

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 22 Mai 2013 à 20:10

    Une belle petite course, j'adore le plateau repas de fin de course...

    2
    Capsulle Profil de Capsulle
    Mercredi 22 Mai 2013 à 21:35

    Merci Rohnny !

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