• Pas de progrès sans entrainement

    J'ai abordé le trail du Blanc Pignon avec une certaine appréhension. Je n'ai pas beaucoup de kilomètres au compteur depuis le trail de Fretin, qui m'avait fichue bien à plat, et pourtant j'avais envie d'en découdre encore une fois avec une distance frisant les 30 km.

    Le cadre est très "comme j'aime" : la première partie se court en forêt, les arbres et la boue sont au rendez-vous avec quelques bons faux-plats, des vrais "pas plat du tout" et des passages à la corde ou au toboggan, des dévers très instables et complètement défoncés par le peloton qui est passé avant moi.

     

    Pas de progrès sans entrainement

     

    Dès le départ je me suis retrouvée dernière. Je m'en doutais, l'épreuve est de renommée plutôt confidentielle et les amateurs de mon genre sont inexistants sur ce format de course. L'avantage lorsqu'on est dernier, c'est qu'on est toujours accompagné par le serre-file. Mais ça fout une certaine pression, et du coup je me suis un peu cramée dès le début… Bon, j'avoue, j'ai papoté plus que je ne me suis concentrée mais c'est parce que je voulais garder du jus, 30 kilomètres ne se courent pas comme 15 ! Malgré tout, je ne sais pas comment je me suis débrouillée mais même en tentant de m'économiser j'étais out bien avant la moitié du parcours.

    La seconde partie s'est jouée à partir de Montreuil. Changement de serre-file, tout aussi sympathique que le premier. J'ai reconnu les remparts de la ville et les abords de la Canche que j'avais goutés de très près lors de la Frappadingue, la boue y étant toujours aussi abondante. J'ai abordé ce long passage (1 ou 2 km) en marchant, je n'avais même plus envie d'essayer de courir là-dedans. Ensuite, on est passés dans les marais, puis sur des chemins à peu près praticables en alternance course/marche, mes muscles constamment au bord de la tétanie.

     

    Pas de progrès sans entrainement

     

    Un petit bain de pieds bien agréable pour décrotter les chaussures, puis voyant qu'on se rapprochait de l'arrivée avant la dernière boucle et que j'étais déjà hors délai, j'ai failli arrêter là. Mon compagnon de route n'a pas eu à insister beaucoup pour m'inciter à aller jusqu'au bout, et d'ailleurs je le remercie de m'avoir escortée et soutenue car à ce stade, nul doute qu'il devait bien se faire chier le pauvre !

    Et voilà une distance de bouclée, environ 29 km d'après les autres participants. Ce n'est pas une réussite car je suis passée hors délai, j'ai mis environ 4h30 alors que la barrière était fixée à 4h. C'est même un peu décevant au vu des autres trails : c'est le temps que j'ai mis au TCO pour 31 km, et j'ai fait mieux à Fretin avec 4h40 pour 35 km.

    Évidemment, on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Je n'ai pas beaucoup couru cet hiver, et même quand je cours mes sorties ne sont pas très structurées. Donc je suis un peu déçue mais c'est normal, on n'a rien sans rien. Il va sans dire que pour Belvès je me contenterai de suivre à vélo, d'abord parce que c'est absurde de viser 50 sur route alors que 30 en trail sont déjà trop pour moi, et ensuite parce que la route… je n'aime pas trop ça.

    « Enduropale 2014, vive le vent d'hiverLe trail des Poilus »

    Tags Tags : , , , , , , , ,
  • Commentaires

    1
    Mardi 25 Février 2014 à 13:07

    Bah, l'important c'est d'arriver au bout et de s'être fait plaisir. Le chrono c'est tout à fait secondaire. T'as une idée du dénivelé ?
    En tous cas les photos donnent envie de le faire... pieds nus

    2
    Mardi 25 Février 2014 à 13:23

    Pas trop de dénivelé je pense, c'est surtout des bosses et des faux plats pour la première partie, et plutôt plat ensuite. Il y a quelques montées pas très longues, mais qui tirent bien dans les pattes !

    3
    Mercredi 26 Février 2014 à 06:08

    Tous les chemins sont bons, c'est pour cela que je pense qu'il ne faut se priver de rien, routes et sentiers sont complémentaires. Sur sentier, il me semble qu'oublier le temps est une bonne optique, trop de paramètres rentrent en compte quand au résultat final, mais on a tout à fait le droit d'être mécontent à posteriori.
    Caps' ,ma copine, 30 bornes sans trop d'entrainements, bordel c'est déjà super bien, bravo!

    4
    Gégé Mour
    Mercredi 26 Février 2014 à 11:12

    C'est vrai que sans entrainement c'est très dur ce genre de trail mais au moins tu as prouvé que tu as un mental d'acier car faire toute la course en dernière position, se savoir hors délai et malgré ça aller jusqu'au bout, ça c'est fort !  Bonne continuation 

    5
    Mercredi 26 Février 2014 à 11:42

    Merci à vous, vos encouragements me font chaud au cœur...

    6
    Sly
    Mercredi 26 Février 2014 à 19:35

    samedi j'ai couru 32 bornes de chemins en 4h30, comme j'étais tout seul je suis arrivé premier et dernier, mais j'ai jamais eu l'impression d'aller lentement, le coup de la barrière fixée à 4 heures pour 29 bornes de bouillasse, les organisateurs sont un peu énervés quand même...

    7
    Jeudi 27 Février 2014 à 06:41

    Je pense surtout que les volontaires ne sont pas légion, et qu'il faut marquer un coup d'arrêt à leur service rendu. C'est sûr que je n'aurai pas de photos, les ravitos étaient à sec, et je n'ai même pas eu de ligne d'arrivée, mais finalement ce n'est pas ce que je recherche. Le dernier classé passe à 3h43, c'est révélateur du niveau des trailers du coin.

    8
    Vendredi 28 Février 2014 à 21:48

    Bravo à toi, tu as franchi la ligne d'arrivée et c'est bien là le principal

    Encore bravo à toi.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :