• Quelques pas dans la neige...

    Comme d'habitude je suis partie courir sans vraiment avoir prévu ma séance. Au départ je voulais faire une sortie longue et dépasser 10 km, mais après une pause de deux jours, mes chevilles étant toujours un peu sensibles, j'ai préféré les ménager en 8 km avec improvisation d'allure.

    Chaussée de mes NB MR00 lemon assorties à mon collant mal taillé, je suis partie un peu plus vite qu'à l'habitude sans m'en rendre compte. Je devais être particulièrement en forme malgré les microbes durablement installés dans mes sinus depuis quelques semaines déjà, car j'ai pu rester sous la barre des 6' au km sans trop forcer et ce pendant 5 km. Certes, j'ai eu un bon vent dans le dos pour les quatre premiers, mais j'ai aussi tenu le cinquième à cette allure, face au vent.

    Quelques pas dans la neige...

    Cela n'a l'air de rien, mais mon allure moyenne est de 6'20 en temps normal. J'ai gagné 16 secondes au kilomètre.

    Pour la fin du parcours, je voulais rentrer tranquillement mais j'ai eu une espèce de crampe sous mon arche plantaire. Cela m'est déjà arrivé la dernière fois que j'ai mis ces chaussures, en courant doucement. Dans ces moments-là je réagis vite : ni une ni deux, basta les godasses, c'est bon pour la formation des semelles ça ! Température avoisinant le 0, me voilà donc pieds nus. La crampe disparait instantanément et je deviens l'attraction du moment pour les quelques promeneurs emmitouflés dans leurs bottes fourrées. Je commence à y prendre gout !

    Le sol est sec, bien rugueux et froid. Il y a quelques plaques de verglas mais elles ne sont pas très étendues et je les évite sans problème. Je regrette un peu de ne pas avoir essayé de courir dessus, quelle trouillarde ! Un passage de boue bien humide et glissante, youhou ! Un peu de béton bien lisse, trop facile !

    Et le moment le plus difficile, le boss de fin de sortie, invariablement à son poste, dernière épreuve avant le retour à la civilisation : une petite allée gravillonnée ponctuée de silex et autres pierres bien aiguisées qui s'étend sur environ 200 mètres, et qui passe au milieu d'une pelouse pleine de crottes de chiens. Au moins l'hiver, il n'y a pas de morceaux de verre au sol. D'ordinaire c'est déjà pas un moment facile mais quand en plus le gazon est tout couvert de neige bien durcie, il faut faire un choix cornélien : les cailloux gravillons, ou la neige froide et humide ?

    Peu tentée par la seconde option, j'ai pris les cailloux. Mais ça pique. Je me rabats dans la neige. C'est froid ! Et la sanction est quasi immédiate : mes orteils deviennent tout durs, tout froids brulants et engourdis. Quelques dizaines de mètres, mais c'est trop pénible, je retourne sur les gravillons. Aïe ouille, bientôt fini, juste un mauvais moment à passer. Il n'y a qu'à avancer, tant pis pour les signaux affolés qui sont envoyés à mon système nerveux. Ce ne sont que des messages électriques, après tout.

    J'aurais aussi pu remettre mes chaussures, tout simplement. Mais une fois qu'elles sont enlevées, je n'ai plus envie de les chausser à nouveau, surtout pour un tout petit passage de rien du tout.

    Retour sur le bitume, ça fait du bien. Là, je ne m'arrête plus. Hors de question de marcher par un froid pareil : il faut courir sinon je peux dire adieu à mes orteils pour le reste de la journée.

    De retour à la maison, je constate que j'ai une semelle sous mes pieds : une couche de tout petits gravillons est restée collée, à moitié incrustée dans la peau. Très rigolo de voir comme les sensations s'adaptent à ce qu'on croit (ou pas) : si je m'en étais rendue compte plus tôt, je suis certaine que j'aurais eu mal et que je me serais arrêtée pour les décoller et remettre mes pompes. Là, j'ai couru comme s'il n'y avait rien, en mettant l'échauffement ressenti sur le compte du froid.

    Quelques pas dans la neige...

    Plusieurs conclusions suite à cette sortie :

    - J'ai été plus rapide que d'ordinaire : suis-je en forme ?

    - J'aime bien courir pieds nus même par temps froid du moment que les pieds sont chauds au départ, d'où l'intérêt de commencer chaussée.

    - Je n'aime pas courir pieds nus dans la neige.

    - Je n'aime pas courir pieds nus sur des gravillons.

    - Entre deux maux, choisir le moindre.

    - Et au fait, c'est quoi ces crampes sous le pied ? Encore une nouveauté ?

    À suivre...

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 15 Janvier 2013 à 07:50

    Voilà une sortie bien cool... Tu m'as bien faire rire avec ce post, je me rends bien compte de la tete des gens en te voyant passer sans chaussure... Trop rigolo. Bonne continuation avec cette belle forme

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