• Quelques réflexions sur les étirements

    Tout et son contraire a déjà été dit sur les étirements. Pendant longtemps on a considéré qu'ils permettaient d'éliminer l'acide lactique accumulé dans les muscles après l'effort, et ainsi de d'atténuer les courbatures, elles-mêmes attribuées à cet acide lactique.

    Depuis, on sait que l'acide lactique est éliminé très rapidement, et que les courbatures sont en fait des micro-lésions des muscles provoquées par un effort inhabituel. Les étirements seraient donc inutiles pour les réduire.

    On a aussi suggéré que les étirements pouvaient avoir une action préventive contre les blessures musculaires les plus fréquentes. Alors depuis que les coureurs s'étirent, sont-ils moins blessés pour autant ? Rien n'est moins sûr…

    Quelques liens où on le dit mieux que moi :

    http://entrainement-sportif.fr/courbatures.htm

    http://prevost.pascal.free.fr/cours/traumato/courbatures.htm

    http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2007102333

    http://www.rue89.com/rue89-sport/2012/11/25/vieille-polemique-sportive-les-etirements-cest-bien-ou-mal-237295

    http://www.volodalen.com/25etirements/etirements.htm

    Bref, moi qui ai toujours trouvé les étirements assez pénibles, j'ai été ravie de trouver ces études qui m'en dispensaient en toute légitimité.

    Bien sûr, d'autres papiers tempèrent un peu le "tout ou rien" qui prédomine en la matière, ainsi certains recommandent de s'étirer après l'effort, mais pas immédiatement. Après la douche, par exemple. D'autres préconisent de différencier totalement les étirements et la séance de course.

    Bref, chacun y va de sa théorie alors que de nombreux coureurs affirment encore ressentir un réel besoin de s'étirer juste après une sortie.

    Moi, j'ai choisi de ne plus m'étirer du tout, juste pour voir.

    Qu'en est-il un an après ?

    D'abord, ce que je vais dire là n'est absolument pas une conclusion scientifique mais un ressenti personnel qui peut être faussé par beaucoup de paramètres. Je n'ai pas pris de notes, pas de jambe témoin, pas de mesures, je n'ai engagé aucune observation qui puisse s'apparenter à une démarche scientifique. J'ai juste été amenée à m'interroger sur la pertinence des étirements avec ma foulée médio-pied.

    J'ai donc totalement abandonné les étirements depuis à peu près un an. Entre temps, mes sorties se sont allongées et diversifiées, mes mollets se sont adaptés, je peux désormais courir loin et/ou longtemps sans craindre de blessure majeure. Tout au plus m'arrive-t-il de ressentir quelques petites gênes en cas d'efforts inhabituels.

    Or, pendant les deux semaines qui ont suivi le semi de Lille, j'ai eu mal aux deux mollets, au niveau de l'insertion des jumeaux au tendon d'Achille. Les douleurs, d'abord légères, se manifestaient pendant la course et ne passaient pas même après échauffement. Après plusieurs sorties elles étaient un peu plus intense. Pas trop fortes quand même, hein, mais je sentais bien que plus je courais dessus et plus et plus elles s'accentuaient, même avec quelques jours de repos intermédiaires.

    Quelques réflexions sur les étirements

    Je n'ai pas compris.

    D'où venaient ces tensions parfaitement symétriques d'une jambe à l'autre, alors que je n'avais rien fait de plus que des sorties ordinaires ?

    Mes mollets seraient-ils trop... tendus ?

    Ne pouvant me résoudre à arrêter de courir plus d'une semaine, je me suis demandée ce que je pouvais faire pour atténuer les douleurs. Et j'ai accepté de remettre en question ce que je pensais sur les étirements, à savoir qu'ils étaient inutiles ou superflus.

    Et je me suis étiré les mollets après une sortie. Juste pour voir.

    Alors je sais qu'il existe plusieurs sortes d'étirements : passifs, actifs, globaux etc. Je ne parle ici que des gestes de base qu'on fait tous (ou presque) après une bonne séance, tout seul en prenant appui sur un truc qui va bien.

     

    Quelques réflexions sur les étirements

     

    Depuis je m'étire les mollets, mais pas immédiatement après l'effort. Pour une petite sortie tranquille, je ne le fais qu'une fois entre 1/2 heure et deux heures après l'effort (2x20s). Si la sortie est plus longue ou plus intense, j'ajoute une petite séance le soir(1x30s).

    Et j'ai continué de la sorte après chaque course ou presque.

    Aujourd'hui, donc un mois et demi après le début des petites douleurs, je ne peux pas affirmer que si j'ai moins mal à effort égal, c'est grâce aux étirements. Mais j'ai moins mal, c'est certain, et moins longtemps. Donc pour l'instant je vais continuer de la sorte jusqu'à ce qu'il me prenne l'envie d'essayer encore autre chose…

    « Bien fait pour toi !Esprit, es-tu là ? »

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 18 Octobre 2013 à 21:39

    En ce qui me concerne je fais une dizaine de minutes d'étirement apres chaque séances et en plus 10 minutes avant mes fractionnées... mais comme tu dis je ne connais pas le bien fondé.

    2
    Mercredi 20 Novembre 2013 à 10:05

    Intéressant ton article Càp’s!
    Pour tout te dire j'ai fait la même démarche, j'ai arrêté les étirements, comme ça pour voir et surtout parce que passer 1/2 heure à s'étirer c'est long surtout quand on n’a pas vraiment le temps... Ma conclusion, mon ressenti c’est qu'au bout de quelques mois, j'avais des douleurs un peu partout (surtout au niveau des lombaires, bassin, nerfs sciatique, chevilles) mes foulées étaient plus courte que d’habitude, j'étais très raide. J'ai arrêté "l'expérience"
    Après une séance de Biokinergie, j'ai repris les étirements après mes sorties (pas à chaud) et ça va beaucoup mieux depuis.

    A+

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