• Trail de la faïence, dur dur (bis) !

    Et pourtant je savais – en partie – à quoi m'attendre. L'année dernière, pour digérer la déception de ne pas participer au trail urbain de Lyon je m'étais inscrite sur un coup de tête au trail de la Faïence organisé à Desvres, pas trop loin de chez moi. Un 20 km, c'était une distance nouvelle pour moi à l'époque.

     C'est là que j'ai pris ma première petite claque en course à pied.

    Depuis j'en ai eu d'autres, des difficultés, parfois même des claques bien plus violentes (Val Cenis, Pévèle trail). Alors un trail de 30 km en terrain connu, sur une distance déjà parcourue plusieurs fois, n'avait à priori pas de quoi m'effrayer.

    Je le prends tout de même avec un peu plus de sérieux que d'habitude, ce trail, car mon vrai défi de printemps aura lieu ce 18 mai dans l'Aube, sur les terres de mon enfance. 30 km également mais avec une Barrière Horaire très très serrée pour mon niveau.

    Voilà donc l'occasion grandeur nature d'évaluer mes chances de passer – ou pas – cette barrière et je peux compter sur ma Bourrique pour me pousser au bout de mes capacités. Objectif : 1h40 au 14ème km, et après on la joue cool.

    La première partie je la connais et je sais exactement à quoi m'attendre. La fameuse côte de la Houlette ne me fait plus peur, et là où l'année passée je faiblissais déjà, je me sens désormais plutôt à l'aise. Pas plus rapide pour autant, mais encore loin d'être grillée. Je retrouve avec plaisir la première partie du parcours, je reconnais certains endroits, d'autres non, mais c'est joli et très boisé. Le temps est parfait… pour l'instant ! La séparation avec le parcours du 20 marque le début de la nouveauté pour moi, et je suis encore bien fraiche.

     

     

    Le premier ravitaillement arrive assez vite mais le temps se gâte, on aura droit à une petite averse. Rien de bien méchant mais le vent est contre nous. Moi ça va mais Peter n'a quasiment rien sur le dos, il est mouillé et certainement bien refroidi. Une raison de plus pour ne rien lâcher, je ne voudrais pas le laisser geler sur place !

    L'épreuve commence vraiment juste après le ravito. La météo nous tourne le dos, le vent nous rafraichit, et nous arrivons dans un champ totalement inconfortable, dans lequel trouver ses appuis est déjà un exploit en soi. Et ça grimpe sévèrement ! Nous sortons de ce cauchemar pour en trouver un autre, un peu plus élégant car joliment égayé par des milliers de pâquerettes, mais ô combien plus raide que le précédent…

     

    La barrière est passée, 1h40 et on est à 12 km et quelques. C'est raté pour mon objectif.

     

    OK, il y a eu le ravito, ça fausse un peu la donne, on pourrait arrondir à 13 km. Mais c'est quand même trop juste.

    La suite se déroulera bon an mal an, au gré du paysage et du dénivelé. Le parcours est bien plus agréable que sur le 20, plus boisé, plus sauvage. On n'échappera quand même pas à quelques longs passages en plaine, les plus difficiles pour moi surtout lorsqu'ils sont en faux plat. Comme l'année dernière j'ai besoin de marcher assez régulièrement, 30 secondes par ci, une minute par là… Je reprends un peu de vigueur dans les descentes, un peu de courage dans les montées, un peu de fierté dans les forêts, mais les passages à vide me foutent systématiquement dans le mur.

    Et ça m'énerve.

    Et j'ai beau m'énerver, quand le corps dit stop, je n'ai pas le choix.

    Heureusement ces moments passent assez vite, d'autant que je peux compter sur le soutien de mon Lièvre qui fait toujours semblant de ne pas avoir froid. Pour une fois que je ne suis pas seule, je ne vais pas m'en priver !

    Retour en terrain connu sur le Mont Pelé, on monte, on descend, c'est la fin. Alors que je pense être au bout de mes forces, une racine sournoise essaie de me foutre par terre. Je rattrape ma carcasse de justesse, au prix de mes dernières ressources vitales. À 200 mètres de l'arrivée c'est rageant ! Je reprends mon souffle, je puise encore un peu dans ce qu'il n'y a plus, il faut bien atteindre cette ligne ! Et voilà.

     

     

    Trop tard pour les massages ! Nous avons franchi la ligne après 4h22 d'effort, sans surprise pour moi.

     

    Pas grand-chose à analyser pour cette fois : même (absence de) travail, mêmes conclusions : je manque de puissance, de vitesse, et donc d'endurance, mais au moins je vais jusqu'au bout.

    Cette barrière horaire me turlupine tout de même. Dans l'état actuel des choses je ne la passe pas. Il me reste un mois pour gagner un petit peu de rapidité et/ou de puissance, ce qui me laisse à peine 3 à 4 séances en côte d'ici-là. En essayant de récupérer quand même de l'effort que je viens de fournir, et sans basculer dans le surentrainement, je vais devoir doser mes sorties et trouver le bon compromis pour mettre toutes les chances de mon côté…

    Voilà un semblant de planning, qui ne sera évidemment pas respecté mais qui a le mérite de pousser un peu la réflexion. Bien sûr j'essaierai d'intercaler autant que possible des petits footings de 30 minutes et des séances en vélo, le but étant de ne pas passer plus d'une journée sans rien faire.

    D

    20/04

    trail de la Faïence, 30K

    L

    21/04

    vélomou 2h + footing 20'

    M

    22/04

     

    M

    23/04

     

    J

    24/04

    sortie nature 1h/séance en côte

    V

    25/04

     

    S

    26/04

     

    D

    27/04

    sortie longue sur le parcours de la côte des Bars

    L

    28/04

     

    M

    29/04

     

    M

    30/04

    footing 15K à plat + accélérations

    J

    01/05

     

    V

    02/05

    séance en côte terrils

    S

    03/05

     

    D

    04/05

     

    L

    05/05

    sortie longue nature + côtes

    M

    06/05

     

    M

    07/05

     

    J

    08/05

    footing 15K à plat + accélérations

    V

    09/05

     

    S

    10/05

     

    D

    11/05

    sortie longue nature + côtes

    L

    12/05

     

    M

    13/05

     

    M

    14/05

    footing 15K à plat

    J

    15/05

     

    V

    16/05

     

    S

    17/05

     

    D

    18/05

    trail de la côte des Bars, 30K

     

     Et voilà, maintenant y'a plus qu'à…

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  • Commentaires

    1
    la bourrique
    Vendredi 25 Avril à 19:19

    les plaines sont là pour te rappeler que tu dois avancer... elles forgent ton mental. Au bout d'une plaine ...y a toujours la ligne d'arrivée. Crois moi ! ...tu avances.

    2
    Vendredi 9 Mai à 11:49

    Bravo à toi, tu a vue la ligne d'arrivée et c'est là le principal, j'ai vraiment aimé lire ton CR. Bonne récupération et surtout bonne continuation.

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