• Un dimanche au soleil

    Voici ce qu'il m'était possible d'organiser en ce beau dimanche ensoleillé, avec comme contrainte, une séance d'escalade en salle prévue l'après-midi.

    Option 1 : grasse matinée, réveil tranquille, escalade. Problème : le soleil est tellement rare ici que quand on le voit on aime en profiter. Alors s'enfermer entre quatre murs, bof.

    Option 2 : lever tôt, courir le matin, manger un bout, et partir à l'escalade ensuite, un bon moyen de concilier le soleil et les murs. Problème : être tenue par les horaires, et passer quand même l'après-midi dans une salle.

    Option 3 : grasse matinée, déjeuner tranquille, aller au mont Kemmel en vélo, passer 3 ou 4 heures à courir, prendre mon temps, manquer l'escalade. Pas de problème. Et une contrainte qui saute. Le choix est fait !

    Un petit déjeuner raisonnable dans le ventre et me voilà partie pour au moins 5 heures vers l'un des seuls endroits du coin où on trouve un semblant de nature et de dénivelé. Dans mon sac : l'antivol du vélo, une pomme, une mandarine, une banane, et un litre d'eau bien réparti entre l'avant et l'arrière. À cela s'ajoutent les 75 cl du bidon fixé au vélo, réservés à l'aller/retour et éventuellement en dépannage. J'enfile un petit coupe-vent et des gants légers, et hop !

    Mon dernier trail m'a redonné un peu confiance en moi. J'espère courir au moins trois heures, avec pour objectif numéro 2 un travail sur les côtes pas très fortes et les relances – sans toutefois me refuser le plaisir masochiste des 23% au sommet du mont. L'objectif numéro 1 est avant tout de passer un bon moment et un maximum de temps à l'extérieur !

    J'ai un bon petit vent bien frais de pleine face à l'aller, mes oreilles dégustent mais je me dis qu'au retour je serai poussée tout naturellement. Il me faut 50 minutes pour arriver à l'endroit où je laisse mon vélo.

    La première demi-heure est laborieuse, le temps de chauffer la machine… Parce que le vélo n'est pas du tout un bon échauffement pour courir, les muscles ne travaillent pas de la même manière et il faut les lancer après le pédalage ! Je commence donc tranquillement puis petit à petit je prends mon rythme.

    Cette fois-ci, j'ai un peu de nourriture avec moi. Pas grand-chose, juste des petits réconforts qui suivent les gros efforts, c'est bon pour le moral et pour profiter du dehors autrement qu'en courant. J'ai fait une pause à la première heure, j'ai mangé la mandarine. La deuxième heure, j'ai englouti la pomme. Et avant de reprendre le vélo, j'ai gobé la banane.

    Je m'aperçois que je ne sais pas vraiment "travailler"… Hors de question de me mettre KO au cours d'une sortie longue, alors j'essaie juste de marcher le moins possible et pour cela je prends une allure tout en confort. Parfois, je tente de trottiner sur les fortes pentes, mais je ne tiens pas plus de 10 mètres ! Par contre, je m'applique à maintenir le rythme sur les faux plats et les côtes légères en retardant au maximum le moment de la marche, et en contrepartie je profite de mes pauses grignotage pour récupérer quelques minutes.

    Je tourne de la sorte sur tous les chemins qu'il est possible d'emprunter. Il y en a que je connais bien, d'autres que je redécouvre avec plaisir, et quelques uns que je n'ai jamais pris. J'occupe ainsi pleinement mes trois heures sans trop retomber sur mes pas, excepté au sommet du mont mais c'est toujours un plaisir de le gravir par tous les chemins possibles.

    Retour au vélo, effectivement le vent me pousse et c'est extrêmement plaisant de pédaler au soleil, je sens mes jambes se détendre et pour un peu, je prolongerais la balade… Mais non, car dès qu'il faut aller contre le vent c'est tout de suite la galère. Alors je rentre tranquillement chez moi.

    C'est la première sortie de trois heures que j'effectue seule en totale autonomie, et j'y ai pris grand plaisir. J'ai dosé correctement mes besoins en eau et du coup je ne me suis pas trop chargée, quelques fruits m'ont suffi pour éviter les gros coups de mou, et je prends confiance en mes capacités à soutenir un effort de plusieurs heures. J'ai fini en en ayant encore un peu, un tout petit peu, sous la semelle.

    Si la météo le permet, j'espère bien renouveler cette expérience aussi souvent que possible car je ne sais pas travailler autrement qu'en me faisant plaisir, et pour atteindre mes rêves d'ultra il n'y a pas mille façons d'avancer : du long, du long et du long !

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  • Commentaires

    1
    Lundi 17 Mars 2014 à 21:02

    Bravo à toi et bonne continuation.

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